L’interprétation d’une pièce musicale, c’est large. Nous connaissons tous des chanteurs qui, sur scène, ne bougent pratiquement pas, n’ont presqu’aucune expression faciale et pourtant, l’artiste nous touche par sa présence, sa voix, sa musicalité, son originalité, son charme… Il y a donc pas de “règles”…  Et en art, tout est permis…

Cependant, en gardant en tête l’idée que chanter, c’est dire, c’est raconter, c’est communiquer, c’est exprimer ou c’est divertir, si on veut que notre message touche le public, il peut être intéressant de se pencher sur la façon dont nous allons nous y prendre.

Pour nous aider dans cette démarche, voici quelques questions que l’on peut se poser :

  • Qui est le personnage que j’incarne dans cette chanson?
  • Quelle est son histoire? Qu’a-t-il vécu?
  • À qui parle-t-il dans la chanson?
  • Y a-t-il un message important à véhiculer dans la chanson?
  • Où est-il (où suis-je) durant l’action?
  • Quelle est l’émotion générale véhiculée par la chanson?
  • Comment l’émotion varie-t-elle au fil des couplets?
  • Comment puis-je prendre le rôle du personnage, comme si je pensais réellement tout ce qu’elle raconte…?
  • Comment vais-je présenter ma chanson?

On apprend donc à se “brancher” sur nos émotions, sur le sens que la chanson a pour nous.

On apprend à ETRE TOTALEMENT PRÉSENT À SOI, durant toute la durée de la chanson, sans oublier nos paroles!!!

Interpréter, c’est aussi…

  • le choix de la couleur de la voix, de l’intensité, du volume pour tel ou tel passage de la chanson selon ce qu’on raconte;
  • le choix de la “musicalité” des paroles (staccato, legato, débuts et fins de phrases, parties parlées,…);
  • être capable d’avoir recours à de bons outils techniques pour les passages plus difficiles, sans négliger la présence et l’émotion.

 

Que l’on soit débutant, intermédiaire ou avancé, il est souvent très utile d’obtenir un “feed-back” de notre interprétation. Ce sera un plaisir pour moi d’être ce “deuxième oeil” ou cette “deuxième oreille”, si vous désirez effectuer un travail d’interprétation.